French Constitutional Council annuls article prohibiting the use of “corporal violence” against children

Several provisions of the Equality and Citizenship Law voted in December last year were annulled yesterday (26 January 2017) by the French Constitutional Council, including article 222 prohibiting the use of “corporal violence” against children.

Soon after the law was voted, opposition MPs referred it to the Constitutional Council and challenged the constitutionality of several of its provisions. The challenge brought forward by the senateurs (members of the upper house of Parliament) specifically called out article 222 as a cavalier legislatif – they claimed that the amendment which added article 222 to the Equality and Citizenship Bill had no link, even indirect, with the original text of the Bill and was therefore unconstitutional.

The government defended the Law by arguing that the original text contained several provisions related to young people and that by prohibiting all forms of violence against children, article 222 did tie in with the initial Bill. However, the Constitutional Council ultimately agreed with the senateurs’ challenge and found article 222 unconstitutional as having no direct or indirect link with the initial text. The Council’s decision cannot be appealed.

The French Minister for Family had applauded the vote of the article and expressed deep disappointment upon hearing of the Council’s decision, criticising the opposition’s decision to challenge the article as a misguided attempt to preserve the “right” of parents to hit their children.

 

Le Conseil constitutionnel français censure l'article interdisant les "violences corporelles" contre les enfants

Le 26 janvier 2017, le Conseil constitutionnel français a censuré plusieurs dispositions de la loi Égalité et Citoyenneté adoptée en décembre dernier, dont l'article 222 qui interdisait le recours aux "violences corporelles" contre les enfants.

Peu après le vote de la loi, des parlementaires de l'opposition avaient déféré le texte adopté au Conseil constitutionnel pour contester la constitutionnalité de plusieurs de ses dispositions. La saisine introduite par les sénateurs qualifiait l'article 222 de "cavalier législatif", c'est-à-dire qu'elle accusait l'amendement ajoutant cet article au projet de loi Égalité et Citoyenneté de n'avoir aucun rapport, même indirect, avec l'objet du projet de loi initial, et d'être par conséquent inconstitutionnel. 

Le gouvernement a défendu la loi en avançant que le texte original contenait plusieurs dispositions relatives à la jeunesse, et que l'interdiction de toutes les formes de violence contre les enfants était donc bien en lien avec le projet de loi. Le Conseil constitutionnel a néanmoins donné raison aux sénateurs, déclarant l'article inconstitutionnel en raison de l'absence de lien direct ou indirect avec le texte initial du projet. La décision du Conseil est définitive. 

La ministre des Familles, qui avait salué l'adoption de l'amendement, a exprimé sa grande déception à l'annonce de la décision de Conseil. Elle a notamment critiqué le recours de l'opposition contre cet article, le décrivant comme une tentative malavisée de protéger le "droit" des parents à frapper leurs enfants. 

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